Novembre, 2015

L’Assemblée Générale et la conférence de MedCités à Dubrovnik

La ville de Dubrovnik accueille l’Assemblée générale et la conférence annuelle de MedCités – réseau des villes méditerranéennes, le 10 – 11 Novembre 2015. Cet événement de deux jours est organisé en collaboration avec l’Association croate des villes historiques (HUPG) et il réunira les maires, maires adjoints et les représentants des villes-membres comme Barcelone, Tanger, Tunis, Tripoli, Malaga ; les représentants politiques des villes environnantes telles que Kotor, Mostar, Sarajevo, Kaštela, Solin, Split ainsi que les experts internationaux en matière d’urbanisme et des institutions internationales.

Le séminaire « Villes historiques : patrimoine, innovation et cohésion sociale » s’adresse aux représentants des administrations locales dans la Méditerranée et l’Adriatique et complémente les activités de l’Assemblée Générale 2015 du réseau MedCités.

MedCités a la volonté de fournir des outils à ses membres et à d’autres décideurs et experts afin d’achever le développement urbain durable et promouvoir des politiques et des pratiques adéquates aux besoins des citoyens. Ayant considération de l’importance des centres historiques des villes membres de MedCités et les défis actuels que les centres historiques représentent pour la ville, en termes de planification urbaine, de développement économique, de préservation du patrimoine, de qualité de vie et de cohésion sociale, ce séminaire se concentre sur la génération de débat et l’échange d’expériences et des bonnes pratiques de toutes les rives du bassin méditerranéen.

L’objectif est de présenter des interventions innovatrices dans les centres historiques de la région par rapport à des questions transversales et de discuter à propos des défis et des risques envisagés par les municipalités.

Les questions qui seront abordées sont: les activités économiques, avec un accent particulier sur celles liées au tourisme ; les activités culturelles et patrimoniales; la cohésion sociale et l’amélioration de la qualité de vie dans ces zones; l’innovation dans le développement et la gestion des centres historiques: projets de régénération urbaine et de livraison de services publics, y compris les nouvelles technologies (Smart Cities).

Dans cette édition de l’Assemblée Générale de MedCités aura lieu le mercredi 11 novembre, avec plus de 30 villes des rives Nord et Sud de la Méditerranée représentées par des Maires et des représentants élus. En outre, le Secrétariat Général présentera la campagne du 25ème anniversaire de MedCités, qui sera exécuté pendant le cours 2016.

L’événement sera inauguré par monsieur Andro Vlahušić, Maire de Dubrovnik, Mohamed Idaomar, Président de MedCités et Maire de Tétouan, et Alfred Bosch, Vice-président de l’Aire Métropolitaine de Barcelone, qui accueille le Secrétariat Général de MedCités.

MedCités est un réseau de villes méditerranéennes créé à Barcelone en novembre 1991, à l’initiative du Programme d’assistance technique environnemental méditerranéen (METAP).

En tant que réseau de villes méditerranéennes appartenant à différents pays, ses objectifs sont le développement urbain durable en tant que moyen permettant d’améliorer les conditions de vie dans la région méditerranéenne.

 

Octobre, 2015

Le voyage d’étude: système de la protection et de la présentation du patrimoine culturel en Languedoc-Roussillon, France

Le voyage d’étude dans la région française Languedoc-Roussillon (04-10/11/15) a été organisé par l’Association croate des villes historiques HUPG, en collaboration avec l’Association nationale des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH & VSSP), le ministère français des Affaires étrangères et européennes, l’Ambassade de France en Croatie et la Région Languedoc Roussillon. Le but du voyage était d’apprendre sur le système de la protection et de la présentation du patrimoine culturel et historique en France et son utilisation durable à des fins touristiques et économiques. Délégation croate a été présenté avec les exemples de développement durable des villes avec un riche patrimoine historique et culturel, non seulement des villes plus grandes mais aussi des plus petites, ainsi qu’avec un exemple de la coopération transfrontalière entre la France et l’Espagne dans les vallées catalanes du Tech et du Ter.

Les représentants des villes historiques croates de Dubrovnik, Split, Trogir, Varazdin, Karlovac, Rovinj, Solin et la municipalité de Klis ont visité le Pont du Gard, le site sous la protection de l’UNESCO, et la ville de Nîmes, où ils ont rencontrés le maire et sénateur de la République française M. Jean-Paul Fournier; le premier adjoint au maire en charge de la modernisation et de l’évaluation des politiques publiques et un membre du Parlement européen M. Franck Proust, et l’adjointe au maire en charge du tourisme et de la promotion du patrimoine et le membre du Conseil régional Mme Mary Bourgade.

A part de la présentation de la ville et une discussion avec les représentants de la Ville de Nîmes et avec l’architecte de l’Etat M. Jean-Paul Pribetich, les actions qui ont été prises afin que la ville de Nîmes soit inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ont également été présentés en soulignant le concept de la continuité de la vie depuis l’antiquité et l’intégration de l’architecture moderne. En outre, la délégation croate a été accueillie au siège de la Région Languedoc Roussillon à Montpellier, représenté par le vice-président en charge des affaires sociales, de la jeunesse et de l’éducation, Mme Béatrice Négrier.

Au siège de l’Office de Tourisme, la délégation croate a rencontré les représentants de la ville de Pézenas, dirigée par Mme Edith Fabre, adjoint au maire en charge du patrimoine, de l’artisanat et du tourisme. Dans la ville de Céret Mme Aurélia Greiveldinger a présenté le projet « province frontalière de l’art et de l’histoire » des Vallées Catalanes de Tech et du Ter qui comprend la coopération des 11 communes de la région frontalière française et espagnole dans les Pyrénées orientales. Dans la ville d’Amélie-les-Bains la délégation a été accueillie par le maire, M. Alexandre Reynal qui a présenté le projet de la reconstruction de l’hôpital militaire abandonné sur le principe de partenariat public-privé. À Saint Laurent de Cerdans deux exemples de préservation de vieux métiers traditionnels ont été présentés: de textile et de l’espadrille, qui emploient encore aujourd’hui la population locale. Les villes de Sant Joan de les Abadesses et Prats de Mollo étaient représentées par leurs maires M.Ramon Roque I Riu et M. Claude Ferrer.

Les deux derniers jours ont été consacrés à la visite d’Aix-en-Provence, la réception à l’Hôtel de Ville et la visite de la ville avec un accent sur le développement architectural de l’Antiquité à l’époque moderne. Délégation croate a également visité Marseille et le nouveau Musée des civilisations Européennes et de la Méditerranée (MUCEM) – son architecture unique et l’interpolation réussi avec la forteresse médiévale de Saint-Jean à son proximité.

 

Septembre, 2015

Table ronde: « Valorisation du patrimoine culturel », Karlovac

Dans le cadre du Festival de la France en Croatie « Rendez-Vous », de mai-septembre 2015, avec le plus de 150 événements dans 22 villes de Croatie qui permettent de découvrir la France d’aujourd’hui, la Table ronde sur la valorisation du patrimoine culturel a eu lieu le 2 septembre, dans la Mairie de la Ville. C’est le résultat de soutien de la Ville de Karlovac et la Ville de Dubrovnik et de la collaboration entre l’Association croate des villes historiques (HUPG) et l’Association nationale française des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH&VSSP).

Devant un large auditorium composé de public professionnel et d’individus intéressés par les problématiques traitées, les intervenants ont échangés sur les enjeux actuels de la protection, la valorisation et la gestion du patrimoine culturel des villes historiques.

L’Ambassadeur de France en Croatie Michèle Boccoz et l’adjointe au ministre de la Culture de la République de Croatie Sanja Saban ont félicité les organisateurs pour le choix de ce sujet et pour la qualité des intervenants. Madame Saban a souligné que le Festival de la France en Croatie est le résultat des actions de coopération menées en 2012, quand les artistes croates se sont rendus en France. Cette table ronde est un exemple de collaboration intersectorielle durable – de l’urbanisme, de la culture et du tourisme. Madame l’Ambassadeur Michele Boccoz a souligné l’importance des réseaux et de la coopération dans la revitalisation du patrimoine historique. La richesse architecturale ne peut pas être la seule préoccupation de l’Etat. Ce doit également être celle des municipalités et des villes, des associations de citoyens et des citoyens eux-mêmes. La coopération internationale est également importante pour la conservation et la valorisation du patrimoine, non seulement afin de préserver l’identité locale, mais aussi l’identité, le patrimoine et la culture européenne.

Les représentants de l’Association nationale française des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH & VSSP) Anna Maria Spano, adjoint au maire de La Rochelle; Josiane Tricotti, animatrice de l’architecture et du patrimoine de la ville de Menton et Caroline Cousin, directrice de la mission valorisation de l’architecture et des patrimoines de la Ville de Pau ont présenté au public professionnel et aux citoyens de Karlovac des projets la valorisation et de gestion du patrimoine culturel dans leurs communautés françaises.

Suite à ces différentes présentations, le public croate et les professionnels du patrimoine culturel de la ville de Karlovac ont pu constater que malgré le niveau plus avancé de la France dans le domaine législatif, il n’est pas toujours facile de faire appliquer les lois et d’utiliser tous les outils de protection existants. Les villes françaises et croates doivent répondre à des problématiques similaires. La clé pour parvenir à protéger et valoriser efficacement le patrimoine culturel semble résider dans la collaboration de tous les acteurs : Etat, pouvoirs locaux, associations, institutions culturelles, professionnels et citoyens. Il ne s’agit pas uniquement de protéger le patrimoine, mais également de concevoir comme une ressource durable.

 

 

Février, 2015

Premier Congrès International des villes antiques, Solin

Sous l’organisation de l’Office de Tourisme de Solin, la ville de Solin et l’Hôtel Président, du 25 au 28 Février 2015, le Congrès international des villes anciennes a eu lieu sous le slogan « rencontrer, partager et construire ».
Congrès international des villes anciennes visait à favoriser les rencontres des professionnels du tourisme culturel, offices de tourisme et des représentants des agences de voyage, afin d’échanger des expériences concernant la promotion sur le marché national et international du tourisme et à travers ces rencontres de développer de nouveaux produits touristiques.
Ceci est le premier projet du genre en Croatie, qui a réuni des conférenciers de tourisme et d’archéologie qui sont souvent en opposition, ainsi que les invités de l’Association Nationale Française des villes historiques ANVPAH & VSSP qui représentait les anciennes villes françaises; les dirigeants de la Foire du tourisme culturel « Paestum » de l’Italie; des représentants de l’Université d’Oxford et des anciennes villes de Split, Solin et Pula. En plus des conférences, le programme comprenait une discussion sur la relation entre le tourisme et les professions archéologiques dans la gestion des sites.
Outre les organisateurs et les sponsors principaux, l’Association croate des villes historiques HUPG, l’Association nationale française (ANVPAH & VSSP), l’Ambassade française en Croatie et le « groupe Lavandaturist » ont également contribué à l’organisation du Congrès.

 

Novembre, 2014

Revitalisation des centres historiques, Trogir

La ville de Trogir, en coopération avec l’Association croate des villes historiques (HUPG), l’Association nationale française (ANVPAH-VSSP) et l’Ambassade de France en Croatie, a organisé le séminaire international intitulé «revitalisation des centres historiques – cadre institutionnel et les études de cas», au cours de deux jours à l’Hôtel de Ville.
L’objectif du séminaire était de contribuer à une meilleure compréhension de la situation actuelle dans le patrimoine historique et de savoir quelles mesures sont nécessaires pour une conservation efficace.
Le premier jour du séminaire des présentations ont été divisés en deux parties: le cadre institutionnel, avec des conférences par des représentants de Trogir, le ministère de la Culture, Département de Conservation de Trogir et de l’Association nationale des villes historiques et française (ANVPAH&VSSP). L’autre partie a été consacrée à des études de cas de Trogir et de La Rochelle – les villes historiques en action – avec des interventions des représentants du ministère de la Conservation à Trogir, la Société pour la protection du patrimoine culturel de Trogir « Radovan » et l’adjoint au maire de la ville française de La Rochelle.
D’études à la mise en place: la méthodologie de projet, tel était le thème de la deuxième journée du séminaire, où les études de cas exposaient les représentants de la Faculté de génie civil et d’architecture de l’Université de Split, Institute d’Histoire de l’Art « Cvito Fisković » de Split, l’Université de Perpignan et le propriétaire du moulin de la Renaissance « Pantan » de Trogir. Un débat sur le sujet de la coopération entre partenaires publics et privés animée par l’adjoint au maire de Trogir Radovan Slade-Silovic, a clôturé ces deux jours du séminaire.

 

Septembre, 2014.

Gestion du transport et solutions possibles – améliorer l’efficacité énergétique et la qualité de l’air dans les centres historiques, Dubrovnik

Les ateliers durant deux jours comprenaient des mesures pratiques qui peuvent améliorer la qualité de vie dans nos centres historiques, la gestion du patrimoine, l’efficacité énergétique et la qualité de l’air – au bénéfice des résidents, des visiteurs et du patrimoine historique. Une gestion réussie est la base pour le développement durable et la préservation des sites patrimoniaux. Les ateliers ont porté sur les questions communes dans la préparation des plans de gestion et de transport durable pour les sites du patrimoine mondial en utilisant une série d’études de cas, des approches communes et des outils de gestion. Une bonne compréhension de la diversité des systèmes de la gestion des différents sites est cruciale pour la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) et de l’intégrité des sites du patrimoine, conformément à l’article 4 de la Convention du patrimoine mondial. Plans de gestion durable facilitent le changement et l’adaptation à la modernité, la prospérité et la nécessité de fournir des infrastructures durables, cohérentes et intelligents utilisant les avancées technologiques dans divers domaines.
Le premier jour d’atelier a aidé à comprendre les plans de gestion des villes du patrimoine mondial ou les villes envisageant de s’inscrire sur la Liste du patrimoine mondial, avec un accent particulier sur les études de cas. Ce fut l’occasion d’échanger des points de vue et des expériences liées à des questions actuelles de gestion de sites patrimoniaux. Les sites du patrimoine sont souvent vulnérables et nécessitent une gestion durable. Mettre en œuvre un modèle de développement durable signifie reconnaître controverses existantes entre les activités de conservation et le tourisme. Dans ce contexte, la ville de Dubrovnik comme partenaire principal et les bénéficiaires impliqués dans le projet IPA Adriatique CBC EX.PO AUS – « extension de la potentialité des Sites Unesco de l’Adriatique » ont présenté les résultats actuels des projets concernant la gestion transfrontalière durable des Sites UNESCO dans l’Adriatique.
Le deuxième jour d’atelier comprenait la problématique de la préparation de Logistique urbaine durable (plans SULP).
Délégués ont:

  • appris de première main à partir d’études de cas européennes: LUCCA, Vicenza, SIENNE – Italie TRONDHEIM – Norvège DEN BOSCH – Pays-Bas TREVISE – Italie
  • échangés des points de vue sur les défis de mise en place d’un transport durable dans les villes historiques
  • aidés développer les meilleures pratiques et orientations pour les villes historiques.

 

Mai, 2014.

La réunion à l’Ambassade de France à Zagreb

La tenue de cette réunion à l’ambassade de France, le 12 mai 2014, en présence de l’Association Nationale des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés témoignait de l’horizon de coopération dans lequel se développe le réseau des villes historiques croates.
Il est prévu une version A3 en 2 volets et demi sur le modèle de celui de l’Association Nationale des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés, ainsi qu’un A5 en 3 volets (rédaction en Croate, Anglais, Français).
Si l’association française repose sur des dispositifs contractualisés ou élaborés avec l’Etat ce n’est pas le cas pour les villes croates. La discussion sur les critères mérite d’être continuée. Il est clair qu’il faut renforcer l’engagement des villes afin de donner le plus de lisibilité et de crédibilité au réseau en vu du montage de projets européens ou de conventions avec les Ministères Croates.
Les participants ont tous souligné le besoin d’études urbaines plus fines pour évaluer les points communs et les différences des villes, et ainsi mieux faire valoir une stratégie concertée, et des propositions adaptées aux besoins.

 

Décembre, 2013

Gestion de tourisme dans les centres historiques, Šibenik

Séminaire sur le sujet de tourisme dans les centres anciens a été organisé en partenariat avec l’Ambassade de France en Croatie, l’Association Nationale Française (ANVPAH&VSSP) et l’Association croate des villes historiques à Sibenik, le 4-5 décembre 2013.
Le sujet a été choisi car les villes côtières souffrent d’une sur-fréquentation qui n’a même pas les effets bénéfiques escomptés en terme de retombée économique directe pour les habitants ou petites et moyennes entreprises locales. Les prix flambent, les acheteurs des maisons mises en vente sont souvent étrangers. La fréquentation devient de plus en plus saisonnière et de masse. Le commerce et les services y déclinent. En conséquence, les habitants quittent les centres anciens et n’entretiennent plus la vie réelle dans ces noyaux devenus quartiers «muséifiés». On peut parler d’une chute démographique dans les centres anciens.
Nous avons évoque très clairement des aides qui pourraient être apportées aux résidents permanents, des aides aux jeunes familles, afin ainsi d’assurer une mixité plus grande dans le sens d’une attractivité pour des classes moyennes voire aisées, à l’inverse de celles que l’on pourrait évoquer dans un centre bien portant. En effet comme dans certaines villes du sud de la France les plus modestes sont les occupants majoritaires de cet habitat non encore réhabilité, avec des normes de confort déficientes, et des conditions d’habitabilité mal adaptées aux besoins contemporains. Les objectifs de la revitalisation doivent articuler au moins trois secteurs : la réhabilitation, le social et l’économique. C’est à partir de ces trois secteurs que peuvent être identifiées les causes pour lesquelles on quitte les centres anciens.
Sur la côte dalmate le développement du tourisme de masse crée une économie à court terme qui entraine à la fois la perte d’identité et la gentrification. Ces transformations radicales de la physionomie de la ville risquent d’être irréversibles.
D’autre part, Karlovac qui avait accueilli le séminaire sur la Médiation du patrimoine, le 27 novembre 2012, en termes de tourisme la ville n’a pas du tout la même réalité que les villes côtières. La fréquentation peut paraître infime aux yeux des chiffres de Dubrovnik. Ce qui signifie aussi que les atouts naturels et historiques de la ville sont eux complètement en accord avec la diversité de l’offre à créer pour un tourisme de qualité et durable. Il est fait aussi allusion à un tourisme intérieur et un tourisme de congrès. Pour cela les besoins, notamment en restauration du patrimoine et en création d’infrastructure sont différents. Cet objectif de revitalisation d’une ville intérieure au pays, mais qui a tout de même la singularité d’être placé sur un point de passage obligé entre le nord et le sud, est à la fois singulier et particulièrement significatif de la revitalisation du territoire national.
Le réseau de l’Association Nationale des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés est partenaire de l’Association des villes historiques croates avec qui il a signé une convention en août 2013.
Les principales attentes sont les suivantes:

  • renforcer les échanges d’expériences entre villes croates mais aussi entre réseaux, comme celui de l’Association Nationale des villes et pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH-VSSP), des Grands Sites de France, ainsi que dans le cadre de programme comme URBACT dont Karlovac fait partie.
  • Développer une approche plus systématique des problèmes identifiés, en priorité ceux qui concernent l’ensemble du réseau croate comme par exemple le logement.
  • Faire valoir dans le cadre national un argumentaire en faveur des centres anciens comme facteur de développement.
  • Mieux connaître les fonds européens à venir et se préparer ensemble à y répondre.
  • Créer des itinéraires et des routes du patrimoine et de l’architecture.
  • Donner une visibilité nationale aux problèmes spécifiques de revitalisation des centres anciens.
  • Développer une analyse fine des effets négatifs du tourisme de masse et de la surfréquentation à l’échelon national.

 

Octobre, 2013

Améliorer la qualité de vie dans les centres historiques – l’énergie durable, Dubrovnik

L’énergie est de plus en plus au cœur de la durabilité mondiale et les discussions d’atténuation des changements climatiques. Comme la demande d’énergie continue à croître, la capacité de traiter les questions de l’énergie, y compris l’accès à l’énergie, l’efficacité, et les sources d’énergie renouvelables, sera primordiale pour permettre que le développement et le changement climatique deviennent les priorités à respecter dans un esprit de synergie.
L’énergie est aussi de plus en plus imbriquée avec le développement durable et les politiques d’atténuation des changements climatiques.
Etats-membres de l’UNESCO et de ses organes directeurs ont manifesté une position claire sur la nécessité d’avoir une vision plus globale de la question. Grâce à la création de plates-formes transversales et des groupes de travail, les sites UNESCO sont devenus les acteurs principaux pour le travail sur cette question, depuis les changements sociaux-environnementaux entraînés par les changements climatiques qui ont sévèrement frappé plusieurs de ses sites.
Clairement mis en évidence dans les études de cas sur les changements climatiques et le patrimoine mondial (UNESCO 2007) de nombreux exemples ont été cités, représentant les différentes sphères de la biosphère, allant de marine au terrestre, des glaciers vers des sites archéologiques, des villes et sites historiques.
Par conséquent, lors de la 29e session du Comité du patrimoine mondial, l’importance du changement climatique et de son impact sur les sites du patrimoine mondial (WHS), ainsi que sur leur valeur universelle exceptionnelle, l’intégrité et l’authenticité a été reconnue. Ces actions ont également été soulignées dans un autre programme: l’homme et la biosphère (MAB). La 24e session du Conseil international de coordination a déclaré que la collaboration et les initiatives des écosystèmes ruraux et urbains étaient importantes pour la promotion des réserves de biosphère (BRS) comme sites pour l’énergie alternative et le développement axée sur l’efficacité énergétique et renouvelable, contribuant ainsi au développement durable en général.
Afin d’encourager ces concepts novateurs et de lier la conservation du patrimoine avec la gouvernance de l’énergie durable dans les sites de l’UNESCO, la Plate-forme globale pour les changements climatiques a lancé le projet mondial RENFORUS (énergie renouvelable – avenir énergétique pour les sites de l’UNESCO) qui vise à renforcer et à appliquer les connaissances sur le changement climatique pour la construction de sociétés vertes et pour la promotion des sites du patrimoine mondial et des réserves de biosphère en tant qu’observatoires pour l’utilisation durable des sources d’énergie renouvelables.
RENFORUS, joue donc un rôle de catalyseur dans la mise en valeur pédagogique et scientifique des approches plus globales de l’énergie, le changement climatique et la durabilité mondiale. Au niveau régional, le Bureau régional de l’UNESCO pour la science et la culture en Europe, sur la base des expériences antérieures sur le renforcement des capacités pour l’énergie durable, co-organise en 2011, avec le Programme de développement des Nations Unies en Croatie et la municipalité de Dubrovnik, la Conférence internationale « Gestion d’énergie dans le patrimoine culturel» (6-8 Avril 2011-Dubrovnik, Croatie). Cet événement a créé l’élan pour un travail et apprentissage significative sur l’énergie, sur de nombreux sites de l’UNESCO, et en général, sur les sites du patrimoine culturel. Suite à ces projets innovants, l’atelier international «Améliorer la qualité de vie dans les centres historiques – l’énergie durable », a vu le jour. Nous croyons que les sites de l’UNESCO peuvent fournir différents pratiques de la durabilité d’énergie, son utilisation, la consommation et de la gestion, et finalement de tester les nouveaux systèmes pour résoudre les problèmes communs.
Cette conférence a réunie des chercheurs et des experts à la fois des secteurs public et privé afin d’identifier les méthodes pour relier la technologie d’efficacité énergétique et la préservation de patrimoine et sites historiques.
Des nombreux obstacles pour atteindre les objectifs d’énergie durable dans les villes historiques, ont été cités. Dans de nombreux cas, ces obstacles sont liés à: la préservation de la valeur universelle, l’intégrité et l’authenticité, des critères sur lesquelles les biens ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Toutefois, les gestionnaires de sites et les autorités de conservation doivent prendre en compte la nécessité de mettre en place les projets d’énergie durable. Néanmoins, dans certains cas, le rapport entre l’efficacité énergétique et l’impératif de conservation peut être plus équilibrée grâce à la création de systèmes plus adéquats.
Dans cet esprit, l’atelier international «Améliorer la vie dans les villes historiques – l’énergie durable » représente une opportunité d’éducation pour renforcer les capacités en matière d’énergie durable dans un lieu unique, pour transmettre les connaissances considérables d’autres sites du patrimoine mondial Européens. Ces sites sont fondamentaux quant à problématique de durabilité et en termes d’éducation, de gestion, et des connaissances scientifiques. Ils sont à partager et appliquer au niveau régional.
Suite à la dernière session de la conférence, les étudiants de l’Ecole d’énergie durable de l’UNESCO ont présentés leur travail et une cérémonie de remise des prix a marqué la fin de l’événement.
Le résumé d’atelier, les réalisations et les points de vue sous forme de recommandations sur les besoins actuelles et la pratique dans le secteur d’énergie durable dans des sites historiques seront publiés postérieurement.

 

Novembre, 2012

Médiation du patrimoine culturel, Karlovac

L’Ambassade de France en Croatie, l’Association Nationale des Villes et Pays d’art et d’histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH-VSSP), la ville de Karlovac et l’Association des villes historiques croates ont organisé un atelier consacré aux outils et politiques de médiation du patrimoine.
Cet atelier s’est déroulé le 27 novembre 2012 et il a permis d’échanger sur les outils et politiques centrés sur la sensibilisation des habitants à leur patrimoine et à leur cadre de vie, en particulier dans les villes connaissant un important flux de touristes. Les politiques mises en œuvre par des villes françaises (Périgueux, la Plaine Commune…) et croates (Dubrovnik, Karlovac, Šibenik…) ont été présentées à un public composé d’élus, de techniciens, d’architectes et de représentants d’associations. L’importance d’un travail en coopération entre l’Etat, les collectivités locales et la société civile pour la protection et la valorisation du patrimoine a été soulignée.
Le label ville d’art et d’histoire, ses conditions d’obtention et ses retombées touristiques ont suscité un intérêt particulier des partenaires croates.
A l’issue de cet atelier plusieurs projets ont été identifiés pour l’année suivante :
la signature d’un accord cadre de coopération entre l’ANVPAH-VSSP et l’Association des villes historiques croates ; un atelier sur le thème de la sur fréquentation touristique et de la gestion des flux tout au long de l’année ; un atelier sur la revitalisation et la valorisation du bâti et des espaces de « l’étoile de Karlovac » en partenariat avec les Ecoles d’architecture de Zagreb et Split en Croatie et l’école nationale supérieure d’architecture et du paysage de Nancy.

 

Octobre, 2012

La croissance intelligente, durable et inclusive dans des villes historiques, Dubrovnik

En organisation de la ville de Dubrovnik, l’Association Heritage Europe et en collaboration avec l’Association croate des villes historiques, Association turque des villes historiques, le Conseil de l’Europe et l’École de l’UNESCO en Europe du Sud-Est, cette conférence a été une occasion unique pour les principaux décideurs travaillant dans le domaine du patrimoine culturel, ainsi que des universitaires et des professionnels engagés dans la préservation des villes historiques, en particulier les villes inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, d’échanger des vues et des expériences et d’aider à former l’avenir de la politique européenne.
Le thème de la conférence a porté sur la nouvelle stratégie UE 2020 pour 2013 -2020 – la politique qui permettra de déterminer la façon dont les principaux fonds européens seront distribués – une ressource potentielle pour les villes historiques européennes.
Les trois priorités de la stratégie UE 2020 sont:

  • une croissance intelligente: développer une économie fondée sur la connaissance et l’innovation ;
  • une croissance durable: promouvoir une économie plus efficace des ressources, l’économie verte et plus compétitive ;
  • une croissance inclusive: encourager une économie à fort taux d’emploi favorisant la cohésion sociale et territoriale.

Mais, est-ce que la ville historique peut répondre aux principaux défis mondiaux du 21e siècle et assurer une croissance durable?
Cette conférence a exploré les moyens dans lesquels les villes historiques contribuent à ces priorités européennes et a présenté la ville historique comme un modèle pour une croissance intelligente, durable et inclusive en se concentrant sur l’économie de la connaissance, la cohésion sociale et les défis du changement climatique.
Elle a montré également:

  • des exemples concrets de stratégies de croissance et de régénération dans les grandes, moyennes et petites agglomérations historiques;
  • l’expérience d’un certain nombre de projets et de partenaires européens;
  • le travail d’European Heritage Alliance (Alliance européenne du patrimoine) dans le développement d’une stratégie européenne pour le patrimoine culturel qui démontre l’importance économique et sociale de la ville historique.